Elle...
L'univers est un tout, où chacun est un univers à lui seul.
Les rencontres font les gens, ils vivent et écrivent leur histoire ainsi, c'est la vie qui m'a fait voir que tu étais mon histoire.
Chaque moment je suivais du regard celle qui illuminait le monde, celle qui au bout du chemin était venue me montrer le reste de la route...
Elle était là à rire, à vivre, comment fait-elle ? Aussi impassible, elle portait mon coeur vers les cieux et pourtant ce coeur qui pour elle vivait était caché par les nuages dans ce ciel où elle était soleil, étoile et lumière.
Chaque mot était éclair, et redonnait vie aux pulsions qui emmanaient de mon antre de vie et faisait circuler le doux fluide vivifiant en moi.
N'y a-t-il du monde qu'une envie qui m'obsède,
Partout les horreurs de la souffrance reprennent vie.
Partout, des beautés qui me viennent, une seule je vis
N'y a-t-il du monde qu'une envie qui m'obsède ?
Les joies, les passions volées ne viennent plus.
À jamais le bonheur ; la nature elle-même pleure
Pleure ses larmes superbes ; seulement peut il revenir,
Les joies, les passions volées ne viennent plus ?
Savoir si seulement l'amour c'était cela,
Le tourment est parti, Vie tu me manques revient,
Une lumière éclaire la majestueuse nuit.
Savoir si seulement l'amour c'était cela.
Humer l'air et retrouver ta joie, ton parfum,
Une lumière éclaire ma majestueuse nuit...
Elle manipulait mon coeur à chaque instant, transportant la vie comme elle le faisait chaque jour, elle sauvait le monde et pourtant elle restait si simple, son monde lui suffisait et se suffisait à lui même.
Et pourtant elle dévorait le monde sans jamais se laisser toucher par les mortels que nous étions tous...
le soleil sur ta peau, tel un ange reluisant,
Lyse de ma vie et ravageuse du firmament,
souffre t'il de t'illuminer sans jamais t'atteindre ?
montre lui la voie mais reviens donc à moi,
ronge mon cœur d'une éternelle peine,
souffre mon corps de vivre en ta loi,
n'y a t'il qu'au bout du chemin le trépas ?
les servants font la cour à leur Reine,
qui les dévore de son regard de soie,
enflamme nos cœurs et nos âmes de ta joie ;
La succube n'a t'elle jamais finit son repas ?
Elle mangeait et nous mourions, c'est ainsi que va la vie .Elle grandissait sur et vivait quoi qu'il arrive, il faut vivre ou survivre. Elle était belle comme une fleur et s'occupait des douleurs et souffrances. Rose épineuse intouchable mais si belle.
Une fille est une rose.
Brillante à la lueur du matin, la rosée coulant sur elle, Fraiche et Belle à l'aspect tentant et fort agréable.
Elle grandit et épanouit ses saveurs, répandant son parfum délicat autour de nous. Se tournant toujours vers le soleil et semblant nous éviter mais continuant d'alimenter notre envie.
Elle vit sa vie puisant en nos forces, le suc de la vie et l'eau de ses désirs, elle vient à ouvrir ses pétales fragiles et nous offre son intérieur sublime.
Puis vint la fin où elle se referme au crépuscule, aube de la nuit, et couché de la vie. Ses pétales se renferment sur elle-même nous privant de raison.
Le sanctuaire sacré devenu inaccessible meurt alors, ses couleurs l'abandonnent, sa force s'évanouit. Notre rose se meurt.
Ô Rose je t'aime, à vivre en ta chair parfumée et colorée, à tes charmes délicats succomber, et à renaître dans la pousse d'une autre, pensant toujours à ton éclat vermillon.
Il est temps de finir mes souffrances, je ne puis plus vivre, quoi qu'elle fasse le gouffre m'emporte à chaque moment plus loin d'elle son éclat diminue, à moins que ce soit ma vie qui me fuit, m'abandonne, me laisse mourir ainsi.
Si proche de l'atteindre et de lui dire je t'aime...
-bip-bip-bip-
-Coupez les instruments c'est terminé pour lui.
-Bien, Madame.
*La salle d'opération redevint silencieuse.