Le printemps arrive ici à grandes trombes...
De chauds rayons de soleils noyés sous l'eau... Des tombes ...
Quelle vie, si vide de passions, si remplie d'ambitions, mes amis !
Ces semaines dernières, je dois dire je suis si sentimental ou sensible ça peut dépendre du point de vue, ont été éprouvantes. Que de pluie ça en est triste... Mais dès qu'il faut souligner la fin
d'une vie, quel soleil !
Le pays se meurt et s'ennuye presque. Mais sa vie continue malgré tout.
Malgré le soleil de mort. Malgré la pluie solitaire. Me revoilà dans la ville rousse. Continuant cette année, sans nouvelles grandioses pour ce blog. Une idée de livre m'est venue il y a peu mais
je dois dire qu'elle est restée à ce stade là. L'idée même de travailler pour la fin de l'année en est au même point je crois.
Chouti vient bientôt en fait. C'est la seule nouvelle qui soit en faite bonne je crois. Quel changement cela va être dans mon îlot de la rue Domer, il n'empêche quand plus rien ne va droit, elle
montre son soli minoi. Et le monde en devient ainsi radieux et drôle. Quelles histoires de voisinages elle a vécu.
On a tous nos petits voisins. Ceux qu'on aime bien, et les autres. Ceux qu'on ne voit jamais sinon au travers d'un bonjour furtif dans la cage d'escalier et ceux qu'on ne voudrait pas avoir comme
voisin de palier. Ces petites histoires de la vie courante qui font nos journées, bien plus que les grandes rencontres au hasard d'un metro ou d'un couloir de fac.
Laissons encore un peu le hasard de ma pensée se dérouler en ces pages. Encore un mois avant les vraies vacances.
Un peu de paix.
Qu'est ce qui manque le plus, je pense, à ma pauvre existence heureuse et joyeuse du moment ? Deux choses.
La première est peut être la chose que je réfute le plus, que je trouve comme la chose la plus déplacée du monde moderne. Une idée folle, qui pourtant anime des millions ou des milliards, je ne
sais pas, de gens sur cette petite planète. La foi, avec une majuscule si vous y tenez, la Foi est l'idée d'un destin dirigé par une puissance, quelle qu'elle soit. Qu'elle veille sur nous,
bienheureux, nous serons bénis. Pourtant cette foi, est aussi ce qui me manque le plus. Que reste t'il à un homme quand il n'y a plus d'espoir, si ce n'est la foi ? Donnez une bible à chaque
ouvrier et il sera heureux disait Hugo avec un V., que je respecte ces personnes qui se battent, même pour vivre parfois au nom d'un idéal, non pas les extrémistes, mais ceux qui veulent simplement
vivre, et qui sont heureux en se disant qu'on veille sur eux.
Ainsi on me retrouve à veiller sur tout le monde. On vient, on va, on me demande. Je réponds. Mais on reste humain, et je me dis, peut être à cause de ma mégalomanie, que personne ne répond à
mes questions. Peut être que je n'en parle pas, mais de toute façon personne n'est là pour écouter. Et puis pour dire quoi ? Que j'ai tout ce dont un être normal a besoin pour être heureux ? Que je
suis promis à une grande carrière ? Que j'ai un toit ? Une vie sans besoin ? Ou que je n'ai simplement pas la Foi. Pourtant je sais moi même les réponses à mes problèmes. Ces questions qui viennent
quand après avoir bataillé pour ouvrir cette porte d'appartement, vous la voyez se fermer lentement sur un monde dont vous êtes le centre. Tout le monde s'est rencontré autour de vous, parfois même
chez vous, des fois ça finit mal certes, mais vous êtes le milieu de cette vie. Mais votre vie n'est pas en ce milieu là. Cette porte se referme, vous vous installez confortablement dans
votre canapé et vous regardez vers le mur opposé, attendant qu'un ange vienne vous dire que la vie réserve des surprises aussi.
Et vous montre que ce que vous cherchez , vous l'avez déjà, près de vous, mais que vous ne vous en rendiez pas compte. Que la Foi ne sert au fond qu'à une chose, vous faire voir le bonheur que vous
avez déjà. Ainsi j'ai peut être une certaine foi, en la deuxième chose qui me manque le plus...
Comme si dans la nuit, on se retourne on serre une main, on échange un regard au clair de lune coupant à travers les stores, et on s'en va encore dans les rêves sur ses yeux. Puis on
se lève le matin, on espère, avant de se etourner pour voir que l'oreiller a foutu le camp, l'agréable présence n'est plus que lointain souvenir. Tout n'était qu'un doux rêve. Un de plus. Encore
un. Foutue machine à café qui refuse de marcher. Ou oubli de brancher la prise. Une belle journée, pluvieuse et orageuse, comme on les aime; qui commence si bien.
Cette vie corrosive insère la routine sous ma peau, encore plus profondément, l'habitude ronge l'imagination petit à petit. Les souvenirs luttent, les pensées partent. La solitude gagne le coeur
égaré. Les surprises deviennent familières. On m'intègre dans le tableau de la vie. On oublie que les habitudes minent encore plus la vie que les grands drames. Le plus grand drame est bien
l'oubli, l'abandon, on meurt plus souvent de faim que d'attentats terroristes. Mais que ce sont bien les petits instants de bonheur qui donnent cette saveur si particulière à la vie. Faisons de
chaque instant, un vie de bonheur, n'attendons pas que le moment vienne, il ne vient jamais. Enfin, un seul vient, la fin qui, elle, est dans les détails de la vie.
Vivre tue, on devrait écrire ça sur les couches pour rappeler à nos parents à quel point la vie est dure. Pauvre humain, quelle est donc la faute que tu as faite pour
mériter tant de sentiments? Sentiments, peut on appeler les souffrances comme ça ? De quoi sommes nous donc capable ? Au nom de quoi peut on faire souffrir l'autre ? Ce petit nous qui
s'appele lui. Lui qui veut vivre, être heureux, mais la vie, nous, lui arrache petit à petit ses sentiments les plus heureux. Il ne lui reste plus qu'à avancer pour éviter que cette vie ne le
rattrape, et avec elle toutes ses souffrances.
Partir c'est mourir un peu, disait un certain Edmond, mais rester c'est mourir beaucoup aussi. On perd un peu de relations, d'amis, de contacts, on gagne la même chose mais en différent. On
garde toujours un peu d'avant pour se dire que c'était mieux, mais que de toute façon on ne pouvait faire autrement. Donc on part encore un peu, avant de partir beaucoup...
Lyon, un certain jeudi matin à minuit 50 de novembre le 15...
On oublie parfois que l'on est pas si mal ici... Quand on marche lentement dans le 7ème devenu silencieux, à passer entre deux camés écroulés sur un trottoir, des flics autour... en entendant au
loin une sirène... Pour une fois qu'ils attendant pas devant la fac, dirons certains...
Marchons donc... La grande rue de la guillotière, n'a finalement de grand que la longueur tant ses trottoirs sont étroits... Marchons encore amis de la nuit ? Continuons dans cette nuit douce, que
disait elle déjà ... je ne sais même plus... Comment était elle ? Qu'elle est belle... une si douce pluie sur la ville endormie...
Ami, continue encore un peu le chemin... Les feux éclairent le pauvre pelerin, un regard sur la petite église si proche, une sonnette indiquait " à toute heure ", et si ... Et si le solitaire ne
faisait que de se plaindre, allait il le dire à cet homme avachi reveillé en pleine nuit pour une si petite chose? n'a t'il pas un toit ce petit regard fuyant dans le noir ?
Fuyons encore un peu, encore un peu, rien qu'un instant encore, si l'on ne peut avoir de moments en cette nuit, voudrais je seulement arracher cet instant. Fuyant entre deux voitures, effrayantes
lumières sur Garibaldi's street, la nuit si froide, si pénétrante, court encore derrière les ombres de mes pas, couvrant mes pensées d'un oubli éternel...
Que voulais je écrire ? je ne sais plus...
Juste un instant, vivre ce moment, douce nuit embrasse ma solitude, couvre mes pleures de tes larmes glacées, éclaire mes erreurs de ces phares, oublie tous ces feux qui brisent ma course, laisse
moi juste fuir, encore un peu, si loin, ses derniers pas ...
I believe I can see the future
Cause I repeat the same routine
I think I used to have a purpose
But then again
That might have been a dream
I think I used to have a voice
Now I never make a sound
I just do what I've been told
I really don't want them to come around
Oh, no
[Chorus]
Every day is exactly the same
Every day is exactly the same
There is no love here and there is no pain
Every day is exactly the same
I can feel their eyes are watching
In case I lose myself again
Sometimes I think I'm happy here
Sometimes, yet I still pretend
I can't remember how this got started
But I can tell you exactly how it will end
[Chorus]
I'm writing on a little piece of paper
I'm hoping someday you might find
Well I'll hide it behind something
They won't look behind
I'm still inside here
A little bit comes bleeding through
I wish this could have been any other way
But I just don't know, I don't know what else I can do